06 juin 2010
Fête de la musique
"DA CAPO 24" a vu le jour en 1996 à l’initiative de quelques musiciens désireux de partager leur goût pour la musique ancienne et de se donner l’occasion de la pratiquer.
L'Ensemble réunit une dizaine de membres, amateurs et professionnels de tous âges. Chacun trouve la possibilité de jouer à son niveau technique avec un répertoire adapté à son instrument, (flûtes à becs, violes de gambes et luth).
Airs de cour et danses de la Renaissance anglaise, italienne et française, Dowland, Vivaldi, Bach et quelques autres grands noms de cette époque se retrouvent ainsi souvent au programme du concert de la fête de la musique au grand plaisir des auditeurs autant que de celui des musiciens.
L'ensemble donne un concert à Nastringues en Dordogne (24230)
30 mai 2010
| 8 juin 2010 06h00 |
Baby-ski au lac de Lescourroux
Le ski nautique proposé aux plus jeunes ce samedi.
Les bambins vont pouvoir s'essayer au baby-ski. PHOTO GUY BRUNETAUD
Samedi, le Baby-Ski Tour Dordogne Périgord 2010 fera étape au lac de Lescouroux, à Soumensac. Cette démarche de promotion du ski nautique chez les plus jeunes et en milieu rural, unique dans la région, est pilotée par le Comité départemental de ski nautique de la Dordogne, en partenariat avec les communes de Soumensac et d'Eymet (24), les Communautés de communes du Pays de Duras et Vallée et Coteaux d'Eymet, ainsi que le syndicat mixte Epi Dropt.
Durant toute la journée, les enfants, à partir de 3 ans et jusqu'à 10 ans, même ne sachant pas nager, pourront pratiquer le ski nautique de manière ludique et totalement gratuite. Le principe est basé sur le ski nautique adulte : un bateau à moteur équipé d'une barre latérale de traction permet à l'enfant de s'accrocher, les skis étant reliés entre eux à l'avant par une barre rigide, le tout dans une sécurité totale, les initiateurs du club étant titulaires du brevet d'État. Tous les enfants qui effectueront leur baptême de ce sport de glisse recevront des cadeaux (tee-shirt, diplôme, frisbee) et goûteront. Le Comité départemental de ski nautique de la Dordogne distribuera 250 licences permettant aux enfants de pratiquer cette discipline qui mérite d'être connue.
Initiation environnementaleParallèlement à cette initiation, Vincent Cazcarra, maître d'œuvre de cette journée et par ailleurs référent au titre du développement durable, organisera une sensibilisation à la gestion des déchets (tri sélectif, inciter au covoiturage, économiser l'eau, etc.), les enfants étant impliqués par un quiz à compléter.
Une première qui devrait attirer de nombreux bambins et leurs parents (inscription et autorisation parentale obligatoires), de 10 h 30 à 18 heures.
Renseignements au 06 73 80 37 23.
29 mai 2010
27 mai 2010
Nouvelles des commerces
Ron Notto
| 24 mai 2010 06h00 | Par J.-C. F. |
Les deux artistes font la paire
Ted Tuersley et Ron Notto en duo. PHOTO J.-C. F.
Ted Tuersley est d'origine britannique. Ron Notto est né aux Etats-Unis. Le premier, dessinateur industriel, a pris sa retraite près du château du Barrail à Eynesse en Pays Foyen. Le second, professeur de français à l'Oregon State University, a choisi les coteaux de Soumensac (47) pour profiter de la sienne.
Complices complémentairesTed a suivi les cours du Collège Royal d'Art (Arca) de Londres. Ron est autodidacte. Arrivés tous les deux en terre française, il y a une dizaine d'années, des amis communs ont permis leur rencontre. Ils ont alors décidé de partager leur passion artistique et d'exposer leurs œuvres de conserve. Ted Tuersley propose des huiles et des aquarelles dans un travail essentiellement figuratif. Ron Notto est à la fois peintre, sculpteur et photographe.
Mélange des genres et mélange des couleurs, les deux artistes sont complémentaires. Lorsqu'on demande à Ron pourquoi avoir choisi la France et l'Aquitaine en particulier comme terre d'accueil, il affirme et sans accent « c'est la meilleure civilisation du monde… ». Sur les cimaises de la salle Paul-Broca sous les couverts, les deux complices invitent à découvrir leur part de talent jusqu'au 28 mai.
Renseignements service animation tél. 05 57 46 10 84.
23 mai 2010
Randonnée Eymet Duras par Soumensac le 4 juillet
09 mai 2010
Hommage aux résistants de Duras
De gauche à droite : Jean Briseau (1910-1944) , Maurice Dubois (1912-1944) et françois Laguerre (1910-1944);Les 3 résistants duraquois fusillés ont essentiellement participé à des parachutages d’armes et d’explosifs. Ils ont aidé à la formation des comités de réception avec d’autres résistants (en particulier communistes, et des jeunes échappés des chantiers de jeunesse ou réfractaires du STO, la plupart regroupés dans un maquis clandestin qui constituera en 1944 le bataillon de Duras, mais naît dés 1942 à l’initiative de René Duprat de Cazaugitat en Gironde), en préparant les terrains en forêt, en réceptionnantant les parachutages, en transportant les containers avec des charettes et le camion de Jean Brisseau., boucher-expéditeur, parfois aussi celui de Jean Dufour de Saint Jean de Duras, en prévoyant enfin les caches d’armes, connues des seuls responsables et du chauffeur du camion. François Laguerre, chef de gare, était le chef du secteur de Duras du SOE, et a organisé aussi d’éventuels transports par chemin de fer. Il semble ne pas avoir appartenu à un mouvement de résistance, comme mon père d’ailleurs ; M. Dubois par contre était communiste. Le contact avec le SOE semble s’être fait dès 1942 par Christophe (Louis Levy réfugié d’Alsace à Vicq Fezensac) qui était l’agent de liaison de Philippe de Gunzbourg du réseau Prunus; également par les contacts de Maurice Dubois avec la Loge de Monségur dont plusieurs membres sont également enregistrés dès 1942 sur les listes établies pour ce réseau après la Libération, enfin par un contact de François Laguerre à Saint Vivien de Monségur.
Le premier parachutage a eu lieu dans la nuit du 3 mars 1943, dans les bois de Navarre, au lieu dit Fontbouet, chez Lenoir dit-on aussi (message radio: « le maquereau est un poisson de mer »). Il concernait la réception d’explosifs destinés à « traiter » les poudreries de Bergerac et de Toulouse et fut organisé par le SOE pour le compte de Prunus, sous l’autorité de Philippe de Gunzbourg (alias Philibert) responsable de tout le secteur de la vallée du Dropt et en liaison avec le mouvement de résistance Combat dont le responsable local était Albert Cambon à Marmande qui deviendra le chef de l’Armée secrète gaulliste. Si la poudrerie de Bergerac connut plusieurs sabotages, l’action sur Toulouse échoua ; les explosifs parvinrent à Marcel Petit, directeur de l’école vétérinaire, mais l’infiltration d’un agent allemand dans l’usine, permit l’arrestation d’une vingtaine de personnes, le 12 avril 1943, au 22 rue des Pyrénées, dont le chef du réseau, le jeune lieutenant Maurice Pertschuk (Eugène), puis en un autre lieu, son radio Markus Bloom qui furent déportés et tués en Allemagne . Ce fut la fin tragique du réseau Prunus à laquelle Philippe de Gunzbourg, absent de Toulouse, échappa, rejoignant Wheelwright et son chef le lieutenant-colonel George.R. Starr.
Les autres parachutages eurent lieu dans les bois du Duc, à Bonin, plus accessibles, au Cap de l’Homme à Lévignac, et à la Ragotte où eut lieu le 17 décembre 1943 une tragédie relatée ici-même par une survivante, Mme Yvette Ossard . Précisons qu’il n’y avait pas d’adhésion au SOE et qu’il est vraisemblable que seul François Laguerre ait connu son existence, car il a pu rencontrer en tant que chef de secteur, Philippe de Gunzbourg. Par contre, tous écoutaient la radio anglaise car c’était indispensable, bien qu’interdit, pour connaître, dans les « messages personnels » le nom de code et l’heure du parachutage à venir.
Maurice Dubois et Jean Brisseau ont été arrêtés le matin du 9 février 1944, chez eux, à Duras. Le premier, qui avait échappé à plusieurs alertes, a essayé de sauter par la fenêtre de sa maison du carrefour routes de Marmande et Montségur, et, blessé dans sa chute et par des coups de feu, fut rattrapé au boulevard du nord ; Jean Brisseau fut arrêté à midi ,en rentrant de son travail, devant chez lui, alors que les Allemands occupaient sa maison et nous menaçaient, ma mère, mon frère de 9 mois et moi avec leurs armes, leurs chiens, leurs vociférations, mon frère aîné âgé de 10 ans, ayant assisté aussi à l’arrestation depuis une maison voisine devant laquelle il avait joué. Des voitures avec des civils dont certains étaient masqués, accompagnaient les camions allemands. Plusieurs enfants de l’école en face, de la maison, empêchés de sortir par leur maitre après les échanges de coups de feu et l’arrivée des camions, m’ont aussi raconté la scène, qu’on peut lire dans le livre de René Blanc : La Résistance à Duras, 1992. François Laguerre sera arrêté le 25 février, à la gare, ayant refusé d’interrompre son travail et de prendre la clandestinité au maquis. En mars Pierre Georges Bariteaud à Lévignac et d’autres résistants à Cours et Taillecavat en mai, reçurent des visites de la milice ou des Allemands, mais purent s’échapper.On sait, de façon certaine, au-delà d’autre rumeurs concernant des miliciens y compris de ma propre famille, que nos patriotes ont été dénoncés par un père et son fils qui s’étaient introduits dans le maquis de Bonin pour échapper au STO, et qui ont été abattus par les résistants peu après ; concernant mon père, il y avait aussi avec eux une histoire de jalousie de travail à l’abattoir et même un problème de furet que nous avions abattu dans notre poulailler peu avant.
Tous ont été emmenés à Agen puis à la prison Saint Michel de Toulouse, ma mère n’ayant pas su pendant longtemps s’ils étaient à Toulouse ou à la prison du Hä de Bordeaux. Nous ne savons rien de la détention car les archives de la section allemande où ils se trouvaient ont été détruites dans le convoi les emmenant vers l’Allemagne en Juillet 1944. On sait par les lettres à leur famille et en particulier celle très précise de François Laguerre à son père (AD de Toulouse, dossier Philippe de Gunzbourg), qu’à la suite d’un attentat à l’explosif près de Purpan, contre un tram portant des officiers allemands, le 1er avril 1944 (atttentat commis en fait par la Brigade MOI Marcel Langer de Toulouse) et alors que Toulouse venait de recevoir son premier bombardement allié, ils ont été désignés (au sort ?) comme otages ; jugés coupables par un tribunal allemand très expéditif, le matin du 8 avril, puis ont été fusillés dans un groupe de 8 à 10 personnes vers 17 heures dans la cour de la prison, et enfouis le soir même dans la fosse commune de Bordelongue dont nous avons parlée l’an dernier dans le même blog. Ils étaient jeunes : 30 et 32 ans. Les corps n’ont été retrouvés qu’après la Libération, reconnus par les familles le 11 septembre . Jean et Maurice n’ont été enterrés à Duras que le 16 septembre, et F. Laguerre à Toulouse. Ont subi le même sort le 8 avril, Roger Lévy de Sainte Bazeille arrêté le 9 mars 1944 et Jean Roger Bancheton de Neuffons en gironde arrêté en novembre 1943, tous membres du SOE, le second étant le père de Claude Blancheton, venu habiter à Duras à la suite de son mariage, viticulteur comme son père et ex-conseiller municipal.
On doit ajouter que le SOE, par la formation de corps francs après le débarquement, et la concentration d’armes des parachutages, certaines distribuées aussi à des groupes FTP, ont grandement contribué à la libération de notre pays, en freinant dans le sud-ouest en particulier, après le 6 juin, le repli des troupes allemandes du sud vers la Normandie, puis par les combats et sabotages dans les rangs des FFI sous les ordres du général Koenig, actions décisives que le général De Gaulle a été long à reconnaître, ce qui explique que cet organisme soit si méconnu.
Jeanine Brisseau-Loaiza
Professeur
Université de Pau
06 mai 2010
Tournez moulins !
02 mai 2010
DELINQUANTE
On les avait repérées dans le Pays il y a 4 ans déjà...depuis leur premier album elles ont été remarquées sur France-Inter avec Philippe Meyer, à l'affiche de l' Européen et en février dernier en première partie de Sansévérino au Bataclan à Paris !
DELINQUANTE est de retour et ça va chauffer dans la chaumière car ce duo féminin (accordéons-voix) accompagné dorénavant d'un percussionniste n'a pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche !
Je vous propose d'aller à leur rencontre samedi 8 mai prochain à 21h aux savignattes, oui oui à Esclottes !
Nous aurons le plaisir de les attendre avec une première partie musicale surprise ...et d'échanger ensuite autour
du P'tit buffet de la convivialité !
Participation 12€ réservation par retour ou au 0553838480
Il faudra vous dépêcher pour être aux premières loges , vous en comprendrez l'importance en visitant leur site !
www.delinquante.fr Attention, si vous ne venez pas, vous allez encore en entendre parler !
a bientôt donc, meilleures salutations
30 avril 2010
Musée des outils de Soumensac
Article de Sud-Ouest d'aujourd'hui
Jacques Testet fait revivre les outils d'autrefois
Amoureux et passionné par les outils anciens qu'il rassemble avec ferveur. PHOTO GUY BRUNETAUD
Le typique village de Soumensac, très chargé d'histoire, a la chance de posséder un Musée de l'outil manuel ancien. Située au cœur du village, cette galerie installée dans une ancienne boulangerie-épicerie est l'œuvre de Jacques Testet. Ancien ajusteur, mais également viticulteur, le maître des lieux a toujours eu la passion de cette précision de l'ajustage et de la noblesse des matériaux qui faisaient les bons outils, dont se servaient les anciens.
A l'époque, le créateur de l'outil voulait que celui-ci dure et soit performant, afin qu'il passe de génération en génération. C'est pour Jacques Testet l'histoire de la vie des hommes depuis les temps les plus reculés, une histoire dont il parle avec talent et amour. Sa collection d'outils a commencé, il y a quelques décennies, avec des outils de famille, d'amis. Puis petit à petit, se prenant au jeu, notre collectionneur est parti en recherche de nouveaux outils, sa bible de référence étant le catalogue, datant de 1928, de la manufacture française d'armes de Saint-Etienne, Manufrance.
Deux niveauxChemin faisant, Jacques Testet se retrouve avec plus de 2 500 outils et objets divers, l'intérêt n'étant pas d'accumuler, mais de redonner vie à chaque objet avec l'histoire qui l'accompagne. Aussi, après avoir racheté les lieux en 1994, il ouvre son musée en 1997. Celui-ci, sur deux niveaux, renferme des merveilles de tous les temps, étiquetées, répertoriées dans des vitrines par thème. L'ancienne boulangerie et l'ancien entrepôt de farine répertorient tout ce qui touche au pain, aux ustensiles de cuisine et au vin.
L'étage propose aussi au visiteur une véritable caverne d'Ali Baba, allant de l'outil préhistorique à l'outil du XXe siècle (outils du couvreur, du charpentier, du tonnelier, en passant par une magnifique machine à écrire à deux touches des années 1875-1880, etc.).
D'autres vitrines exposent des collections de couteaux, de pipes, de l'ancienne chasse braconne, un poêle des années 1920, tous les corps de métiers étant recensés. Jacques raconte avec passion le parcours de ces outils ruraux au visiteur, souvent étonné de la culture du maître des lieux.
Un passé ressuscité grâce à la passion d'un homme permettant aux jeunes générations de comprendre l'évolution des travaux d'antan et en quelque part une antidote ou un refuge à opposer aux pressions du temps présent où l'on a tendance à tout jeter.
Le musée est ouvert en juillet et août tous les jours, sauf le lundi, de 15 heures à 19 heures.


