25 septembre 2009

Concerts Pro musica


SPLENDEURS DE VENISE aux XVIIIème et XIXème siècles
70 CHORISTES CHŒURS, SOLISTES ET ORCHESTRE, Direction : Patrick HILLIARD
A.VIVALDI - Gloria - Dixit Dominus - Concerto pour 2 Trompettes et Orchestre
G.ROSSINI - Salve, o Vergine Maria - Pièces profanes
G.PUCCINI : Requiem
G. DE MARZI : - Signore delle Cime…
DIMANCHE 27 SEPTEMBRE CHATEAU DE DURAS 16H
DIMANCHE 4 0ct0bre Eglise de EYMET 16H
Prix des places : PLEIN TARIF : 12 € TARIF REDUIT ( 12 à 18 Ans et demandeurs d’emploi ) : 10 € Gratuit pour les moins de 12 ans
Vente de billets à l’avance Château de Duras Office de Tourisme de Eymet et sur place au moment du concert

22 septembre 2009

Rectificatif du Comité des fêtes de Monteton

Estelle Giroldi du Comité des fêtes de Monteton nous signale aimablement qu'une petite erreur s'est glissée dans l'agenda du blog de Soumensac sur les manifestations culturelles et fêtes. A Monteton, le samedi 26 septembre, il n'y a rien prévu contrairement à ce qui était annoncé.
Cependant le dimanche 27 septembre Monteton organise depuis 7 ans une sympathique manifestation d'antiquité brocante de qualité et de professionnels où l'on pourra découvrir entre autre, son point de vue incomparable et sa table d'orientation.
L'entrée est gratuite.
Les restaurants Ô XIII clôchers et le château vous accueilleront pour vous faire découvrir leurs cartes.

21 septembre 2009

Dans les coulisses du lac de Lescouroux (article de Sud-Ouest)

(Photo Guy Brunetaud)
Dans le cadre de ses réunions mensuelles, la Communauté de communes du Pays de Duras décentralise ses débats et change donc de lieu tous les mois. Jeudi dernier, le Conseil communautaire s'est déroulé à Soumensac. À l'issue de cette réunion, Bernard Patissou, maire, a invité les élus à visiter les installations souterraines du lac de Lescouroux, sous la conduite d'André Lasserre, président du syndicat de ré-alimentation « Epit-dropt » et du vice-président Stéphane Faresin.

Un site enchanteur
Ce site enchanteur, bien que fabriqué de la main de l'homme, respire la sérénité et occupe 125 ha de terrains, à cheval sur les départements du Lot-et-Garonne et de la Dordogne, le plan d'eau affichant une superficie de 112 ha. Construit en 1993 et 1994, le lac de Lescouroux, dont le volume stockage est de 8 300 000 m³ d'eau, sert à l'irrigation et à la ré-alimentation du Dropt. Ce lac, à usage agricole, est devenu, au fil des ans, un lieu de pêche géré par les deux départements limitrophes et un endroit de promenades bucoliques. Néanmoins, le promeneur du dimanche ne soupçonne pas que toute une infrastructure souterraine surveille et régule les débits de l'eau déversée dans la rivière, les mouvements éventuels de terrain, grâce à des capteurs situés de part et d'autre de la digue de retenue d'une hauteur de 20 m et de 540 m de long (la base de cette digue mesurant 170 m de largeur). Tout cela est géré, par télétransmission, depuis le site jusqu'au siège social de la compagnie d'aménagement des Coteaux de Gascogne située à Tarbes, suite à un contrat d'affermage conclu en 2001.
Les entrailles du lac
Un escalier, situé dans le local implanté au pied de la digue, amène le visiteur dans un immense tunnel en béton (éclairé par des néons) construit sous l'eau (perpendiculaire à la digue, la fin du tunnel se situe en Dordogne), dans lequel sont installées les vannes et la conduite d'eau en acier de 130 m de long et d'un mètre de diamètre qui permet la ré-alimentation du Dropt par l'intermédiaire de deux vannes. Ce tunnel sert également à entreposer les carottages de terre, issus de la construction de l'ouvrage, qui pourraient servir en cas de problème de mouvements de terrains, pour expertise éventuelle.
Insoupçonnables depuis l'extérieur, ces installations, dans les entrailles du lac de Lescouroux, laissent au visiteur une sensation étrange, si peu que l'on soit claustrophobe. La visite terminée chacun est retourné à l'air libre, ravi des explications fort intéressantes du président du syndicat André Lasserre.
Commentaire
  1. les élus ont fait leur journée du patrimoine à eux en l'avancant à ce jeudi. Une idée vient à l'esprit : pourquoi, l'année prochaine, ne pas ouvrir le site à l'ensemble de la population dans le respect des règles de sécurité évidemment lors des jourénes du patrimoine ?
  2. Un site enchanteur ? oui lorsque le lac est plein mais en ce moment, c'est plutôt le sahel après la sécheresse -toute proportions gardées- Il serait intéressant d'ouvrir un débat sur les raisons pour lesquelles il faut réalimenter le Dropt notamment en raison du type d'agriculture pratiqué en aval. Ne pourrait-on pas envisager une régulation différente qui préserverait cette réserve et ce paysage enchanteur plus longtemps en été ?

07 septembre 2009

Mariage de Laurent Bardes

Très beau mariage samedi à Allez et Cazeneuve. Laurent Bardes a épousé Nelly Pinetti.
Tous nos voeux de bonheur aux jeunes époux




Marché des Producteurs à Soumensac

Gros succès des marchés des producteurs. Fréquentation en hausse de 25 % par rapport à l'année dernière.

04 septembre 2009

Pour un lycée Marguerite Duras à Saigon

Lettre de Fabien Giard du comité de soutien au lycée marguerite Duras à Saigon

1) La plus remarquable est sans doute l’adhésion à notre mouvement d’Emmanuelle Riva, qui a incarné le rôle principal du film culte Hiroshima mon amour. Comme chacun sait, ce film d’Alain Resnais est un des chefs d’oeuvre du cinéma français, et tire une grande partie de sa force des dialogues magnifiques de Marguerite Duras, et d’un scénario étrange et douloureux, conçu par elle également, où la double intrigue de Nevers et d’Hiroshima permet de mettre en parallèle la douleur de tout un peuple et la douleur d’une simple femme... Double martyre dénonçant l’oppression à quelque échelle qu’on la mesure, celle des ciseaux vengeurs de l’après-guerre ou celle de la nouvelle bombe qu’on essayait sur les vaincus... (Signalons d’ailleurs que l’année 2009 correspond au cinquantenaire de ce film, événement qui au Japon donne lieu à un colloque organisé en l’honneur de Marguerite Duras, à l’université de Tohoku, Sendai...) Je remercie donc très vivement Emmanuelle Riva du soutien qu’elle nous apporte, ainsi que Mme du Pasquier qui a su la contacter et obtenir son adhésion.

2) Le nombre de signataires s’élève aujourd’hui à 264 (et le nombre d’inscrits au groupe facebook « pour un lycée Marguerite Duras à Saigon » à 177) - soit près de 60 de plus qu’il y a un mois... Parmi ces nouvelles signatures (je m’excuse de ne pas toutes les mentionner) je remercie en particulier Hélène Bamberger, photographe qui a longtemps travaillé avec Marguerite Duras et grâce à qui il nous reste de très belles photos de ce « visage détruit ».

3) Je remercie également Pierre Assouline, Thierry Savatier, Sylvie Prioul, qui ont relayé l’appel à signatures dans leurs blogs respectifs du Monde ou du Nouvel Observateur, et me réjouis grandement de la signature de Jean Daniel, fondateur du Nouvel Observateur...

4) On m’a signalé que je faisais peut-être preuve d’angélisme dans mon argumentaire en faveur de Duras, sur la question de l’anticolonialisme, qui n’a pas été aussi immédiat que je le laissais entendre... j’ai donc aménagé le point 6 de mon texte en conséquence... travailler, disait Michel Foucault, c’est entreprendre de penser autre chose que ce qu’on pensait avant... néanmoins, même en tenant compte des réserves que l’on doit aux faits (cette fameuse et mystérieuse cosignature de l’Empire colonial), il me semble que cela n’entame pas l’effet que produit l’oeuvre, l’oeuvre proprement dite, qui est à mon sens un effet éminemment moral, mais d’une morale qui serait comme le cri de la chair et non le résultat d’une pensée abstraite ou d’une idéologie... Marguerite Duras est tout le contraire d’une idéologue, son oeuvre parle bien plus haut, et l’attaquer sur le plan de ses erreurs et tatonnements idéologiques, puisqu’elle en a eu comme tout le monde, c’est finalement parler d’autre chose, parler dans le vide d’un débat d’opinions, parler de l’auteur peccable tout en restant sourd à la parole de l’oeuvre, la seule qui compte... je m’exprime sans doute confusément mais la chose est très claire en moi : certaines prises de position de Peter Handke, par exemple, me laissent parfaitement indifférent, ou plutôt ne m’intéressent pas (là où d’autres s’en scandalisent) car son oeuvre admirable, seule, me parle... ou pour prendre un exemple encore plus extrême, je peux lire Céline...

5) bref...

6) je remercie une dernière fois tous les nouveaux arrivés sur notre liste de soutien, parmi lesquels vous trouverez aussi l’arrière petit-fils de Victor Segalen, que j’ai croisé par hasard à Paris... Comme il y a un lycée Victor Segalen à Hong Kong, espérons qu’il y aura un jour un lycée Marguerite Duras à Saigon... Je vous tiens au courant

fabien giard

Ajouter votre nom à la liste de soutien en envoyant simplement un mail (indiquant nom, profession, lieu de résidence) à :
fabgia@free.fr

30 août 2009

La commune


Vue de la vallée depuis le chemin de ronde, à partir de notre jardin.
D'ici peu je mettrai quelques recherches graphiques, pourquoi se les garder pour soi, sur quelques endroits de la commune, couchées sur le papier. Histoire de la voir autrement qu'en photos. L'idée est que sans doute on pourrait organiser une expo pendant le marché d'été, avec d'autres. Why not ? Reste à savoir comment. Sur les promenades, pendant le déjeuner, dans la salle de l'école ? A suivre ....

Dessins et passion


02 août 2009

1ères Lectures de Duras


L’Association MARGUERITE DURAS
organise dans le cadre de ses rencontres d’auteurs
Les 1ères LECTURES DE DURAS
4 et 6 août 2009 21 h
Cour intérieure du château

Anouk Grinberg
Claire Deluca
Jean-Marie Lehec
Dans
4 août : Les Eaux et Forêts
6 août : Le Square
de
MARGUERITE DURAS

4 août 21 heures : LES EAUX ET FORÊTS, lecture-spectacle avec Marie-Christine Barrault Claire Deluca Jean marie Lehec

6 août 21 h : LE SQUARE, lecture à deux voix par Anouk Grinberg Didier Bezace

Réservations : 06 85 50 63 53

contact@marguerite-duras.org
http://www.margueriteduras.org/

Bulletin municipal

Le bulletin a été distribué dans les boites aux lettres. on y trouve de nombreuses informations intéressant la commune. Il est ainsi indiqué qu'en raison de son coût la mise en place d'un assainissement collectif n'est pas envisageable pour le moment. En revanche le projet d'espace parking, abribus, tri sélectif avance favorablement. Les appels d'offre seront lancés prochainement. Le coût total des travaux s'élève à 55 622 € soit, déduction faite des subventions, 19447 € à la charge de la commune.
Dans le même numéro, une information complète est donnée sur le budget communal qui dégage un excédent cumulé de plus de 50 000 €. Enfin, on y apprend, au travers d'un article très spirituel sur l'année scolaire à Soumensac, le départ de l'instituteur, François Hecquefeuille, qui est appellé à d'autres fonctions.

Tonneins en 1900


01 août 2009

Concert du 16 Août 2009 à Monbos

Le Dimanche 16 Août 2009, à 17 heures, en l'église de Monbos commune de Thénac , à 3 km de Sigoulés, pour le 4éme concert de sa saison, l'association des Amis de l'église de Monbos accueille le Duo de guitares Agua e Vinho, composé : Régis DANIEL et Pierre MILLAN TRESCASES.
La Catalogne les a vu naître , se rencontrer , partager la même passion concernant la guitare et la scène dés l'âge de 8 ans . Les Conservatoires de Toulouse , d'Aubervilliers et de Paris leur ont permis d'acquérir la maîtrise de leur instrument et d' obtenir médailles d'or et premiers prix .
Leurs talents s'exercent aussi bien en jouant Scarlatti et Couperin que les folklores sud-américain et catalan. Composition de musique pour le théâtre et l'enseignement dans le Lot et les Landes complètent leur emploi du temps ainsi que l'enregistrement de disques .
Programme du concert: Scarlatti, Haydn, Couperin, Folklores sud-américain et catalan .
Prix des places : 12 euros adultes ; 6 euros étudiants et moins de 18 ans , gratuit pour les enfants jusqu'à 12 ans
Réservations possibles : au 0553588073 ou aemonbos@gmail.com

23 juillet 2009

Un véritable festival à Duras !

En cette fin du mois de juillet et début août, c'est une véritable programmation de festival que Duras nous offre pendant 10 jours dans le cadre prestigieux de son château avec des manifestations culturelles exceptionnelles : deux concerts, un opéra et deux lectures ! Tous ces spectacles sont donnés par des professionnels de grands talents et très renommés qui se produisent sur les plus grandes scènes régionales et nationales. Ils apportent leur dynamisme et leurs créations artistiques. Voir les programmes ci-dessous.

Concert
Dimanche 26 juillet
Orchestre du Centre Philharmonique
Direction Richard Beswick au château de Duras
Programme : Arditi-Berlioz-Bellini-Saint-Saëns-Mozart-Vaughan Williams-Wagner-Suppé
Réservation 0553419149

Opéra
28 juillet 2009
Mireille
opéra de Charles Gounod d'après le livret de Frédéric Mistral
château de Duras
Orchestre du Centre Philharmonique
Direction Richard Beswick
Réservation 0553419149

Concert
Vendredi 31 juillet
Choeur et orchestre de la 37éme semaine musicale de Clairac
Brahms Nänie Dir. Olivier Kaspar
Durufle Andante et scherzo Dir. Jean-Pierre Ballon
Haendel Dixit Dominus Dir. Daniel Bargier
Réservation 0553837732

Lecture/Théâtre
4 août 21 heures
LES EAUX ET FORÊTS
de Marguerite Duras
lecture-spectacle
avec Marie-Christine Barrault Claire Deluca et Jean marie Lehec

Lecture/Théâtre
6 août 21 h
LE SQUARE
de Marguerite Duras
lecture à deux voix
par Anouk Grinberg et Didier Bezace

22 juillet 2009

Pour un lycée français Marguerite Duras à Saigon

DURAS, pour que ce nom, celui de l'écrivain mais aussi celui de cette petite ville du Lot et Garonne qu'elle a choisi dès son premier roman pour porter sa plume soit retenu par les autorités du lycée français de Saigon, ajouter votre nom à la liste de soutien en envoyant simplement un mail (indiquant nom, profession, lieu de résidence) à :

fabgia@free.fr

Retrouvez les nombreux témoignnages et soutenez l'appel pour donner au lycée français de Saigon le nom de Marguerite Duras aux côtés de nombreux vietnamiens, français, amoureux de ce pays et de cette écrivain qui a fait traverser le monde au nom de DURAS :


18 juillet 2009

Foire aux vins de Sigoulès

........................................................................................Lors de la traditionnelle foire aux vins de Sigoulès, Claude Villers, Président de ECLA, écran, cinéma, livre, audiovisuel en Aquitaine a signé à la librairie de Sigoulès son dernier livre Le Nord du Nord consacré au monde arctique. Il est ici en compagnie de Georges Pernoud, autre grand voyageur, amoureux de la mer. Ils sont tous deux des journalistes éminents, exemples de la qualité du service public audiovisuel. Ils ont également des attaches dans notre région.

A propos de la création de la ville de Duras

Une comunication de M. Jacques CLEMENS, professeur d’histoire de l’Université BordeauxIII, « La fondation d’un castelnau en Agenais au XII siècle : Duras », faite au colloque de l’abbaye de Flaran dans le Gers : « Châteaux et peuplements en Europe occidentale du Xème au XVIII ème siècles », en 1979, nous renseigne sur les conditions de la création de la ville de Duras, jusques là moins connues que celles du château. Il utilise deux documents : une notice du cartulaire du prieuré de La Réole (Archive Historique de la Gironde, TomeV) et le plan cadastral de Duras de 1826.« Le cartulaire livre une notice en latin, malheureusement incomplète, qui énumère les plaintes adressées au roi de France au sujet des usurpations des seigneurs voisins » .Pour M. Clemens, « cette notice semble authentique et la démarche du prieuré de la Réole n’a rien d’extraordinaire au milieu du XIIème siècle. L’éditeur du document propose la date de 1137, non seulement à partir du classement chronologique de Dom Maupel (Histoire du prieuré conventuel de La Réole depuis ses origines jusqu’à la Révolution ; Archive Historique de Gironde), mais aussi en raison des allusions à la venue du roi de France en Aquitaine, lors du mariage de Louis VII avec Aliénor ,héritière du duché d’Aquitaine, à Bordeaux en 1137. Mais la mention dans la notice de nouvelles usurpations depuis la venue du roi, permet de dater la fondation du château et de la ville de Duras entre 1137 et 1152, date du divorce de Louis VII »… « Si le site d’éperon et de confluence (Dropt et Dourdèze) du château, au centre d’une vicomté qui s’étendait sur deux diocèses (Bazas et Agen), explique le choix de l’emplacement du château et l’essor postérieur du castelnau, la ville de Duras est née au milieu du XIIème siècle, uniquement des convoitises et de l’astuce ses seigneurs de Bezaume (Benauge et Gabardan, Guillaume Amanieu semble-t-il). Le vicomte plutôt que de détruire le prieuré de Saint Eyrard, fit déplacer de gré ou de force les hommes et le marché, enlevant aussi 2 bourgeois, qui durent se racheter »…. « il se constituait ainsi une seigneurie banale, c'est-à-dire des droits sur les hommes (les leudes) et leurs transactions (péages et droits de marché) ». La convoitise de la famille de Bezaume serait ancienne et remonterait à « une donation faite en 1087, par Bertrand de Taillecavat-sur la rive gauche du Dropt- au prieur de La Réole, de droits sur l’église de Saint Eyrard et d’un casal qu’il avait dans la villa avec une terre qu’il tenait de l’abbaye, et ceci au moment de partir à la croisade. ». Cela expliquerait aussi l’origine du nom de Duras, « témoignage de la volonté d’un seigneur de créer une ville près de son château à l’image de Durazzo, ville d’Albanie célèbre lors de la première croisade » (le nom de Duras n’apparaissant pas auparavant). Le château lui-même aurait pu être implanté par la famille vicomtale à la suite de la « grande guerre née entre le vicomte de Bezaume et Géraud de Marirotondo ?en 1097 ». La présence d’une tour est évoquée cependant plus anciennement, lors des invasions normandes qui détruisirent le prieuré de la Réole et remontèrent le Dropt, et le texte dit aussi que « le château pourrait être l’héritier d’une garnison wisigothique du même type que celle de Sainte Bazeille ».
Ainsi Duras n’est pas une bastide mais un castelnau, autre type de ville neuve du Moyen Age. Le castelnau (« château neuf » en français du nord !), est un habitat groupé, près d’un château, créé par un seigneur pour se constituer une seigneurie c'est-à-dire un pouvoir sur une terre et des gens. Le château est préexistant à la ville et, dans le cas de Duras, il y a eu tranfert partiel de population et perchement de l’habitat, depuis une villa plus ancienne située à Saint Eyrard (ou Ayrard) au bas du côteau, à 800 mètres du nouvel établissement. La bastide est une ville neuve, le plus souvent créée par un roi ou un seigneur de haut rang, dans une frontière de peuplement, avec des fortifications mais pas forcément de château préexistant. Le plan, dans les deux cas est le même, rigoureusement quadrillé, avec une place « à cornières » pour le marché et une église qui, dans le cas du castelnau de Duras, est restée longtemps dans le château. L’ouverture sur l’extérieur semble ausssi plus limitée, dans le castelnau, à cause du château et de hautes muraille ; à Duras, seule la Porte de Haut (aujourd’hui porte de l’horloge), permettait l’accès à la ville depuis l’extérieur comme on le voit sur le plan cadastral de 1826, alors que Duras bénéficiait pourtant d’une excellente situation de carrefour ( ce n’est qu’au XVIIIème siècle que sera percée une nouvelle porte sur le versant nord moins abrupt, et sera pavé le chemin de la Fougassiére),
La villa de Saint-Eyrard est présentée comme un village d’environ 300 maisons, donné par le Comte de Poitou à Dieu et à Saint Pierre de La Réole. Mais ce n’est pas une sauveté, c'est-à-dire, là encore, un village neuf créé à l’abri d’une abbaye ou d’une église ; il est beaucoup plus ancien, vraisemblablement d’origine mérovingienne, comme son nom semble l’indiquer ainsi que le sarcophage et la clé en bronze trouvés en ce lieu et conservés au musée du château. Saint-Eyrard « est né sans doute du démembrement de la paroisse voisine de Sainte-Foy-la-Petite qui se dresse encore à 3 km. environ à l’est de la ville de Duras, dédiée donc à la martyre d’Agen et où de nombreux vestiges gallo-romains ont été repérés. « Il s’agit dans les deux cas d’exemples typiques de sites gallo-romains de la rive droite du Dropt, sur un versant du plateau, à l’abri des inondations, près des sources et, avec une excellente exposition ». La carte ci-dessous, montre la migration de la paroisse et de son église avec démembrement de Sainte-Foy-la-Petite vers Saint-Eyrard, puis de celle-ci vers le castelnau de Duras; le plan cadastral de 1826, décrit bien la migration intra-muros de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine, du château (où elle se situait au devant, du côté du midi, après une première migration semble-t-il), vers la ville en 1655, puis, après sa destruction pendant la révolution, vers le lieu actuel sur l’emplacement du temple protestant. Il y aurait eu, avant le XVIIème siècle, une église Notre Dame dans la ville, sur la place près de la Porte-de-Bas, qui aurait été détruite par les protestants, ce que commémorerait la croix actuelle. Un prieuré se maintint cependant dans la ville, qui « est attesté en 1272 et percevait, toujours au nom du prieur de La Réole, des cens et dîmes, dans le castelnau et dans la paroisse de Saint Eyrard, droits qui passèrent au seigneur de Duras à la fin du XIVème siècle ». Il se situait au sud-est de la ville, à l’emplacement de l’ancienne gendarmerie.
La carte est intéressante car elle montre aussi la frontière entre les deux diocèses qui coïncida longtemps avec la frontière entre les deux puissances politiques régionales : l’Aquitaine à laquelle appartenait Duras et l’évêché d’Agen, et la Gascogne où se trouve l’évêché de Bazas dont relève La Réole, la deuxième ayant été intégrée dans la première en 1058, donc avant la création du castelnau de Duras (1137), à la suite d’une succession dynastique féminine compliquée. Bien que généralement la limite entre les deux duchés, se situait à la Garonne, il y avait une extension gasconne vers le nord à la hauteur de La Réole, qui apparaît comme la tête de pont des comtes-marquis de Gascogne, sur la rive nord de la Garonne, dernier passage à gué avant l’estuaire, avec un marché et une route pour le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. C’est d’ailleurs le comte-duc Guillaume-Sanche (ou Sanz) qui en 977, réorganisa l’ancienne abbaye de Squirs, détruite par les Normands et devenue La Réole (la règle) après l’adoption de la règle de Saint Benoît avec son rattachement à l’abbaye neustrienne de Fleury-sur-Loire ; il en fit une forteresse avec des moines-soldats, pour lutter contre les Normands, consolida le bourg et le marché. Son frère, Gombaud, évêque de Bordeaux, aurait établi ou rétabli les droits du prieuré sur celui de Saint Eyrard, villa très ancienne. M. Clemens souligne en conclusion, que «la fondation de Duras marque, comme celle de Castillonès et de Casteljaloux, la fusion d’une frontière religieuse et politique avec une « frontière » de peuplement, instaurant, au moins pour l’habitat et les frontières de l’Agenais, une véritable rupture avec l’Antiquité et le haut Moyen Age. La naissance et la survie de la ville de Duras restent attachées aux initiatives de la famille de Bouville » (qui ont hérité des Bezaume au XIII ème siècle) qui ont réussi à maintenir pour la ville un arrière-pays conséquent, en dépit des convoitises du bayle et des « gens» de la nouvelle bastide royale de Sainte-Foy-la-Grande, devant être associés aux Durfort dans l’histoire de Duras ».


Jeanine Brisseau Loaiza
Pau.

17 juillet 2009

Marché des Producteurs à Soumensac

Dimanche 19 juillet, le marché des producteurs de Soumensac accueillera Myster Yürgen, le magicien