05 décembre 2009
Un minaret à Loubès Bernac !
Originaire du Villeneuvois, le chanoine Durengues (1860-1948) publia de nombreuses études d'histoire religieuse locale. En outre, il laissa une histoire manuscrite de toutes les paroisses du diocèse d'Agen qu'il légua aux Archives départementales.Vous pouvez les consulter sur internet :
http://www.cg47.fr/archives/documents/Durengues_infos/Durengue_.htm
Je vous livre l'anecdote suivante qu'il rapporte au chapitre concernant Loubès-Bernac
"Les protestants avaient à Loubès un temple qui fut démoli par arrêt du Conseil d’Etat obtenu à la requête de Ch Joly le 7 mars 1621 (Mémoires du clergé de France n1 p. 1346). En 1680 et cela dura jusqu’à la Révocation de l’Edit de Nantes, « le service personnel de la religion P R (Prétendue Réformée Note du rédacteur) se faisait au château de Théobon chez le seigneur du lieu et les hérétiques y assistaient en nombre » (Verbal de Mascaron). Le temple démoli fut rebâti sur le même emplacement vers le milieu du XIXe siècle. Le 2 janvier 1844, un curé de Loubès, M. Veau, écrivait à l’évêque : « L’année dernière au commencement de mars, Messieurs les Protestants de la contrée se réunirent ici, sur la convocation de M Léon Larraguère, membre du Conseil Général et le bruit courut qu’ils avaient arrêtés entre eux de faire bâtir un Temple pour leur culte… Depuis, il paraît qu’on a obtenu quelques fonds du Gouvernement et après avoir surpris la signature de quelques membres municipaux pour avoir l’emplacement de l’ancien temple qui fut rasé dans le XVIIe siècle, ils se proposent de mettre la main à l’œuvre incessamment. Déjà les affiches ont averti du jour de l’adjudication des travaux. C’est le 14 du courant que le maire doit y procéder… L’inauguration se fit au mois d’octobre suivant. Dans une lettre 1844 du même au même, on relève les détails suivants : à force de battre les haies on avait fini par remplir le nouveau temple qui n’était pas le temple de Salomon. L’assistance était surtout composée d’étrangers d’autant que la commune ne comptait que 90 protestants sur 1200 catholiques. De ceux-ci aucun n’a déserté l’église, les conseillers municipaux quoique personnellement invités par le Diacre de Tonneins s’abstinrent. Seuls le maire et l’adjoint se rendirent à la cérémonie pour obéir au devoir de leur charge. Il y eut une dizaine de ministres dont trois prêchèrent. Le curé terminait ainsi sa lettre. « Le temple pèse lourdement sur mon cœur et je ne puis me livrer à une joie entière ni me rassurer complètement quand je pense que pour chétif qu’il soit, il est là comme une digue pour retenir le protestantisme qui s’en allait avec rapidité ».
03 décembre 2009
Des noces détonantes

En deuxième partie, Catherine Delourtet et Jean-Paul Delvor sont arrivés sur scène en jeunes mariés quelque jeu « déjantés », accompagnés par le pianiste Thomas Ribes. « Folles Noces », tel est le titre du spectacle de ces deux comédiens qui vont s'unir pour le meilleur et pour le pire. « Folles Noces », c'est un spectacle explosif avec une présence remarquable sur scène. Les jeunes mariés relatent avec humour et un petit grain de folie leur avant et leur après noce, avec beaucoup de sel et de rebondissements.
Les nouveaux mariés, pour remercier leurs invités venus au mariage (les spectateurs), leur offrent un mini-récital de chanson française, avec la complicité de Thomas Ribes, aussi talentueux au piano qu'à la guitare. Ce mini-récital survole toutes les époques, du Moyen Âge jusqu'à nos jours, dans des textes adaptés pour la circonstance et quelquefois coquins et hardis.
Ce spectacle fabuleux, qu'ils ont créé, permet au public de s'octroyer une belle tranche de rire.
Une belle soirée à mettre à l'actif du jeune comité des fêtes de la commune et de l'Office culturel qui ont su jouer avec succès la carte des spectacles décentralisés en milieu rural.
23 novembre 2009
Images de la Grande Guerre à Duras
Confronter l'imagerie officielle de la guerre à la réalité rendue par la correspondance, les carnets de combattants, tel est le fil conducteur de l'exposition et de la valise. L'accent est mis sur le quotidien des militaires et des civils. L'exposition mêle son et images : lecture enregistrée d'extraits de quotidiens de l'époque, de carnets de combattants, de lettres. Côté images, un film d'archives militaires, des affiches et un visuel extrait de l'album «Zappe la guerre» de Pef. Les vestiges et les conséquences de cette guerre vont au-delà de la commémoration annuelle du 11 novembre. Bouleversements économiques, conflits ethniques qui se généralisent : notre relation à cette histoire est plus étroite que nous pouvons l'imaginer.
19 novembre 2009
SOIREE LECTURES
La comédienne Claude Fosse-Brun et l'écrivain Jean-Claude Delayre prêteront leurs voix à la lecture de textes inédits, extraits de récits, de nouvelles, de témoignages, de poésie. Cette soirée sera un préambule à la journée consacrée à la découverte des auteurs amateurs de notre terroir prévue en juillet prochain.
Entrée gratuite
18 novembre 2009
Inventaire historié des maisons de Soumensac n°2
Le château actuel date de cette époque, c'est une belle demeure bourgeoise construite probablement par Messire Henri de Geneste, baron de Malromé ou par son frère Jacques, commissaire de l'artillerie de France et qui est désigné dans un titre pour une succession comme "seigneur en partie de Soumensac", habitant la ville haute.
Un Chillaud dont une pierre sulptée portant les armes de la famille
Les Boëry vendent le domaine et le château entre les deux guerres, d'abord à une famille italienne (à vérifier ?) puis à Pierre Cathala, homme politique, qui a épousé la fille de Pierre-Félix Lagrange, le professeur de médecine dont la statue orne la place du village et la petite-fille du forgeron. Pierre Cathala, ami de Pierre Laval deviendra ministre de l'agriculture en 1937, c'est lui qui fera classer le Côte de Duras en AOC et facilitera l'organisation du seul comice agricole qui se soit jamais tenu à Soumensac (1937). Malheureusement sa carrière ne s'arrêtera pas là. Il deviendra ministre des finances de 1942 à 1944 sous le régime de Vichy et sera condamné par contumace à la Libération. Il mourra dans la clandestinité en 1947 à Paris. A l'isue de la guerre, pour "purifier les lieux" le château sera utilisé pour accueillir deux ans de suite une colonie d'enfant juifs. Peu de temps après, il sera vendu aux Poliet puis à la famille Lacroix.
Le bâtiment. On remarquera tout d'abord la disparition des fenêtres en chiens assis en pierre qui se sont effondrés dans les années 20 et ont été remplacés par ces fenêtres la mode dans les villas de Deauville de cette époque. On est également surpris par la rue principale qui passe devant le perron d'entrée. Son percement date probablement de la construction de la ville basse (XVIIIe siècle). C'est par cette rue que nous arrivons sur la place. Voir le prochain numéro de l'inventaire des maisons de Soumensac
16 novembre 2009
La grande inquiétude des maires de France
Jacquou
Une peintre à Loubès-Bernac
En tirant sur le fil de ses rêves, c'est sa propre histoire que l'écheveau du temps déroulera, il deviendra acteur et le voyage sera possible."
NOSKA
« Le débat sur l'identité est démagogique »
ENTRETIEN. Le politologue et historien Alfred Grosser livre son sentiment sur l'idée de nation
Le politologue et historien Alfred Grosser, l'un des auteurs de « Qu'est-ce qu'être français ? », qui paraît aux éditions Hermann (Institut Montaigne), estime que le débat sur l'identité nationale lancé par Éric Besson est une « façon de détourner la réalité ».
Cela a-t-il un sens de lancer un débat sur l'identité nationale aujourd'hui ?
Alfred Grosser. Ça a beaucoup de sens dans la mesure où ça détourne des vrais problèmes et que ça peut faire plaisir à une clientèle du Front national tentée de quitter l'UMP. Sinon, c'est parfaitement démagogique. Et je pense que c'est un faux débat. On donne des idées sur la nation, comme si la nation française était quelque chose de parfaitement pur. Mais regardez l'histoire du colonialisme, une impureté totale, la façon dont étaient traités les harkis, la façon dont étaient traités les tirailleurs algériens... Ils faisaient en principe partie de la nation, mais en fait pas du tout.
Tout le débat est une façon de détourner la réalité. Lorsque M. Besson a fait partir des gens de Calais, ils ont été dispersés à travers la France, et la majorité d'entre eux ont été libérés par le tribunal administratif parce qu'il était illégal de les transplanter comme cela et de les enfermer. La nation française c'est aussi le respect parfait de la légalité. Si nous voulons respecter la République, l'essence même de la nation, commençons par respecter la légalité républicaine.
Qu'est-ce qui définit l'identité nationale française ? N'est-elle pas toujours en évolution ?
Oui, mais il y a des caractéristiques permanentes. Les Allemands ont tendance à se plaindre du passé, les Français à se surestimer. C'est cela qui nous rend insupportables à la plupart de nos partenaires européens. Comme si, au nom d'une spécificité de la nation française, nous avions des droits, et pas les autres. C'est ce qu'on fera qui est important, pas ce qu'on a été sous Louis XIV !
La défense de l'identité nationale fait-elle débat dans d'autres pays, notamment en Allemagne, et le débat ne devrait-il pas plutôt se poser, en 2009, en termes d'identité européenne ?
Je suis pour un débat sur l'identité européenne, mais avant d'arriver comme Européens face aux autres continents, il faudrait que nous devenions nous-mêmes exemplaires. Si on reparle tellement de nation, c'est parce qu'on ne veut pas ouvrir véritablement de débat sur l'accueil des étrangers.
Parler des nations, c'est aussi dire, au fond : les étrangers n'en font pas partie, du moins à la première génération. En Allemagne, un député d'origine turque reste un Turc avec un passeport allemand. En France, on ne dira pas de Nicolas Sarkozy qu'il est un Hongrois avec un passeport français, et les jeunes des banlieues d'origine nord-africaine sont, dans leur immense majorité, français aussi.
Ça, c'est l'autre volet de la nation française actuelle. Et ils sont d'autant plus choqués par la discrimination qu'ils sont français. C'est ce que notre ministre de l'identité nationale ne met absolument pas sur le tapis. Toutes les enquêtes sur la discrimination montrent qu'il y a un racisme fort, pas exclusivement réservé aux jeunes des banlieues. Et au nom de la nation française telle qu'elle se définit - par le droit du sol et pas par le droit du sang -, il devrait y avoir une extension de la nation égalitaire. C'est de cela que devrait parler le ministre : d'un contrat national.
15 novembre 2009
Folles noces à Soumensac

«Folles Noces»
spectacle de Catherine Delourtet et Jean-Paul Delvor
Soumensac
14 novembre 2009
Jean Pierre DALL'ANESE, sculpteur
http://www.dallanesesculpture.com/


Lydia HARAMBOURG
Historienne Critique d'art
07 novembre 2009
Horaires de la Mairie de Soumensac
Lundi de 14h00 à 18h00
Jeudi de 8h30 à 12h30
Service assuré par Mme M. Ferraggi.
Permanence de M. Le maire : lundi de 14h30 à 17h30
Mairie : 0 553 89 01 06
Agence postale : 0 553 89 01 00
Le blog en profite pour offrir tous ses voeux à Carine Sambarrey
05 novembre 2009
Lycée Marguerite Duras (suite)

