16 janvier 2007


Pas toujours facile d'arriver à Soumensac


Extrait de Sud-Ouest :

BERGERAC-LIBOURNE. -- Les clients de cette ligne entre la Dordogne et la Gironde pestent contre divers dysfonctionnementsLes habitués du train bergeracois grognent
: Isabelle Sarran-Barrière


Hier à Bergerac. Les voyageurs se plaignent des nombreux retards des TER et des correspondances ratées PHOTO I. S.-B.
Sa carte de « grand voyageur » à la main, Geneviève Finkelstein fulmine. « S'ils veulent supprimer les TER, qu'ils le disent, et qu'ils le fassent ! » Cette Bergeracoise fait l'aller-retour en train Bergerac-Paris chaque semaine depuis douze ans. « Une fois sur deux, je rate ma correspondance à Libourne », explique-t-elle. « Les TER sont toujours en retard. Le 2 janvier, on nous a assuré que le TGV attendrait à Libourne. Résultat, on est descendu du TER, mais le TGV était parti. La seule chose qu'on nous a dite est "remontez vite dans votre train et allez jusqu'à Bordeaux !" » Résultat, deux heures perdues et une arrivée à Paris à 23 h 30 au lieu de 21 h 30. Hier après-midi, excédée, Geneviève est venue inscrire une réclamation sur le registre prévu à cet effet à la gare de Bergerac. « Déjà qu'on n'a plus d'avion vers Paris... Veut-on faire une région encore plus désespérée ? On finit par se demander s'il n'y a pas un conflit entre la SNCF et la Région, et si tout ça n'est pas fait exprès. » Incohérences. Jacquelin va lui aussi se plaindre auprès de la SNCF. Une à deux fois par mois, il fait le voyage entre Gardonne et Paris. Dimanche soir, alors que son billet indiquait un horaire à Gardonne, le train est passé douze minutes plus tôt. Résultat il a dû partir à 5 h 30 hier matin. Ces incohérences entre les horaires donnés par Socrate, le système de réservation de la SNCF, et les horaires effectifs sont fréquentes. « Et en plus, régulièrement, le vendredi après-midi, de nombreux voyageurs sont debout, raconte-t-il. On se croirait dans le métro parisien. » Hier, par exemple, le train quittant Bergerac pour Bordeaux vers 17 h 30 était bondé. « Et, bien souvent, les annonces ne sont pas faites dans les trains », se plaint Patrick, qui circule tous les jours entre Le Buisson et Bordeaux. « Quant aux panneaux lumineux, ils indiquent le terminus, mais pas les gares desservies. » D'autres voyageurs évoquent aussi des trains carrément supprimés au dernier moment sans explications.

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